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Foire aux questions

J’ai vu que certaines crèmes solaires contiennent des nanoparticules, j’aimerais en savoir plus sur ces substances, faut-il les éviter ?

Les nanoparticules sont des matériaux ayant une dimension comprise entre 1 et 100 nanomètres, utilisés, entre autres, dans les crèmes solaires comme filtre UV. Depuis 2013 les fabricants sont soumis à une obligation d’étiquetage de ces nanoparticules. On les retrouve dans les listes INCI sous l’écriture « [nano] » à la suite de la particule concernée.
Ces nanoparticules ont un niveau d’interaction et de pénétration plus important que les macroparticules. Cela facilite leur passage à travers les cellules de l’organisme vers la circulation sanguine et les organes internes. Les nanoparticules ont en effet une surface spécifique (rapport surface/masse) très importante responsable de cette plus grande capacité d’interaction avec les organismes vivants. Elles pourraient également être des vecteurs pour d’autres polluants présents dans l’environnement.
Certaines études ont suggéré que ces nanoparticules induisent la production de radicaux libres susceptibles de provoquer une réponse inflammatoire de défense responsable de diverses pathologies. Mais les résultats des études de génotoxicité sont contradictoires. Selon l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) il n’est pas possible de conclure sur le potentiel génotoxique des nanoparticules utilisées dans les produits cosmétiques.
Une toxicité pulmonaire a également été mise en évidence chez le rat par voie respiratoire. Mais selon l’ANSM ces effets ne sont pas extrapolables à l’homme dans les conditions d’exposition aux cosmétiques. Les études de cancérogénèse restent ainsi limitées.
En 2006, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane en catégorie 2B, potentiellement cancérogène, suite aux études démontrant les effets toxiques pulmonaires chez le rat lors des expositions par voie respiratoire. Concernant les données chez l’homme, la monographie du CIRC montre l’absence d’association entre exposition aux particules de dioxyde de titane et augmentation de cancers du poumon chez des professionnels travaillant dans la production de particules de dioxyde de titane. Pour les autres voies d’exposition, les études disponibles n’indiquent pas de potentiel cancérogène des nanoparticules de dioxyde de titane.
Au vu des données de toxicité chronique et de cancérogénèse limitées, l’ANSM recommande de poursuivre les recherches sur les risques liés aux nanoparticules dans les cosmétiques.
Selon l’affsaps la pénétration cutanée du dioxyde de titane et oxyde de zinc sous forme nanoparticules semble limitée aux couches supérieures sur une peau saine. L’agence précise qu’il n’est pas possible d’exclure ce risque sur une peau lésée.
L’ANSM rappelle également que l’oxyde de zinc ne peut pas être utilisé en tant que filtre UV tant qu’il n’est pas inscrit à l’annexe VII de la directive cosmétique.

Recommandation de l’ANSM :

  • Ne pas utiliser de produits cosmétiques contenant du dioxyde de titane sous forme nano sur une peau lésée, par un « coup de soleil » par exemple.
  • Ne pas utiliser ces produits autour du visage s’il s’agit d’un flacon en spray aérosol.
  • Ne pas utiliser ces produits sous forme de spray aérosol dans des locaux fermés.
Sources : ANSM et Cancer-environnement.fr

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Que faire pour soulager bébé lors des poussées dentaires ?

L’utilisation de gels dentaires pour soulager bébé lors d’une poussée dentaire n’est pas anodine. Certains gels contiennent des additifs (arômes, sucres et édulcorants), du méthyl-et propyl-parabènes, voir du triethanolamine, une substance soupçonnée de produire des nitrosamines qui peuvent être cancérigènes. Par ailleurs, une étude, parue dans le Journal of Applied Toxicology (février 2015), a réalisé un test sur 10 anneaux de dentition: sur 2 d’entre eux, l’équipe a décelé une activité endocrinienne significative, liée à la présence de methyl-, ethyl- et propyl-parabènes, ainsi que de 6 autres substances « inconnues ».
Les anneaux dentaires peuvent être une bonne solution pour soulager bébé, à condition de privilégier le latex (cf notre FAQ concernant les tétines) et non-parfumé. D’autres méthodes existent comme l’homéopathie ou faire son gel dentaire soi-même. Enfin, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin si la fièvre et la douleur sont trop fortes. En savoir plus...

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On nous conseille de manger local et de saison mais qu'est-ce que cela signifie vraiment et quels sont les avantages ?

Consommer « local » : le terme n’est pas très précis et il n’y pas de définition officielle. On considère généralement qu’un aliment est « local » s’il a parcouru moins de 500 km avant d’arriver dans votre assiette. Moins il aura fait de chemin, mieux ce sera !
Pourquoi consommer local ?

  • Pour le goût, car les aliments sont frais mais surtout de saisons, cela va souvent avec !
  • Pour l’économie locale,
  • Pour l’écologie, car consommer les produits cultivés près de chez nous et de saison, permet de réduire les distances parcourues par les aliments et les impacts négatifs du transport sur l’environnement, ainsi que les dépenses supplémentaires en matière d’énergie ou de traitements,
  • Pour faire des économies, car les produits seront moins coûteux à produire et à acheminer (pas de serres, de traitements, de camions, ni d’intermédiaires)
  • Pour sa santé, car les aliments sont cueillis à maturité (et non verts) et vous feront bénéficier de leurs vitamines et nutriments (à condition de les consommer frais) et ils auront été moins exposés à des traitements de conservations avant commercialisation !
Maintenant, il ne reste plus qu’à passer à la pratique : de nombreuses associations proposent de vous mettre en lien avec des agriculteurs locaux (AMAP, Ruche qui dit oui, pour ne citer que les plus connues) et le simple fait de se rendre à son marché plutôt qu’en Supermarché pourra vous rapprocher des producteurs ! En savoir plus...

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Est-ce que la cigarette électronique est sans danger pendant la grossesse ?

La cigarette électronique reste déconseillée pendant la grossesse, même si elle est considérée probablement moins dangereuse que la cigarette conventionnelle pour la population générale (avis Avis du Haut Conseil de la santé publique, 22 février 2016). En effet, le risque pour le fœtus est son exposition à la nicotine. La nicotine peut entraîner un retard du développement neurologique et perturber le développement du système pulmonaire du fœtus, et in fine le système respiratoire du nourrisson.
Et après la grossesse ?
Le nuage de vapeur, ou plus exactement l’aérosol, émis par la cigarette électronique est irritant pour les voies respiratoires (toux, gène, exacerbation de l’asthme…), alors « on évite de vapoter au visage de bébé » !

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Est-ce une bonne idée de revenir à l’utilisation du talc pour les fesses de mon bébé ?

Le talc était auparavant utilisé pour garder sèches les fesses des bébés grâce à ses propriétés hydrophobes. De plus en plus, en raison des inquiétudes (justifiées) liées aux produits chimiques, les parents se questionnent sur le retour à l’utilisation du talc. On le savait toxique par inhalation, irritant pour les voies respiratoires ainsi que pour le siège (s’il s’agglutine dans les plis), désormais une autre inquiétude a été soulevée par l’Observatoire des cométiques. Ce dernier alerte sur la possibilité que le talc contienne des traces de métaux lourds comme du nickel, de l’aluminium et encore de l’amiante en fonction du gisement d’où provient le talc.
Des études aux Etats-Unis ont mis en évidence une augmentation du risque, légère mais constante de cancer des ovaires liés à l’utilisation du talc pour l’hygiène intime féminine. Les études restent controversées, cependant le CIRC classe ce type d’exposition au talc comme « peut-être cancérogène ». Selon l’ANSES, les données épidémiologiques et toxicologiques ne permettent pas de se prononcer sur des effets « cancérogènes potentiels » du talc.
Même si le talc utilisé pour les cosmétiques français doit être garanti sans amiante, le principe de précaution peut néanmoins s’appliquer pour ce qui concerne les poudres pour bébé comme le préconise l’Observatoire des Cosmétiques. De plus certains talcs sont associés à des parfums ou des conservateurs ce qui leur confère les risques supplémentaires liés à certains de ces polluants.
Rappelons donc que pour le change de bébé « moins c’est mieux », de l’eau, du savon d’Alep ou encore du liniment suffisent. L’utilisation de ces produits simples et un change régulier suffisent souvent à éviter les érythèmes fessiers.

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J’ai entendu qu’il y avait des pesticides dans les serviettes hygiéniques et les tampons, est-ce vrai ? Cela m’inquiète, comment faire pour les éviter?

Une étude de 60 millions de consommateurs a mis en évidence la présence de traces de substances toxiques (dioxines, résidus halogénés, glyphosate, pesticides organochlorés et pyréthrinoides) dans 5 sur 11 des références de tampons et de protections hygiéniques testés. Les niveaux relevés dans cette étude sont faibles cependant l’exposition répétée et prolongée à ces substances toxiques, perturbateurs endocriniennes pour certaines, pourrait être problématique. On estime en effet qu’une femme peut être amenée à utiliser environ 11 000 protections hygiéniques dans sa vie.
Comment faire pour limiter son exposition ?
Malheureusement les étiquettes ne donnent pas d’informations sur la composition du produits, il est donc difficile de faire un choix éclairé sur les produits proposés. Vous pouvez cependant vous tourner vers les serviettes et tampons « bio ». Vous pouvez également faire le choix d’utiliser des serviettes réutilisables en coton bio ou une coupe menstruelle, en silicone médical, des moyens plus sains mais aussi économiques et écologiques.

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A quoi servent les additifs alimentaires ? Sont-ils dangereux pour la santé ? Comment les éviter ?

Les additifs alimentaires ont envahi notre alimentation : il existe aujourd’hui plus de 300 additifs autorisés dans l’alimentation conventionnelle en France (contre 47 dans l’alimentation issue de l’agriculture biologique). Les additifs alimentaires désignent « n'importe quelle substance habituellement non consommée comme un aliment en soi et non employée comme un ingrédient caractéristique de l’aliment, qu’il ait une valeur nutritionnelle ou non, dont l’addition intentionnelle à l’aliment pour un but technologique dans la fabrication, le traitement, la préparation, l'emballage, le transport ou le stockage devient, ou peut s’attendre raisonnablement à devenir, lui ou un de ses dérivés, directement ou indirectement, un composant de cet aliment » (Directive 89/107/EEC). Ils ont donc pour objectif d’améliorer les caractéristiques d’un produit alimentaire afin d’obtenir une meilleure conservation du produit, un meilleur aspect esthétique ou encore une meilleure qualité gustative. Les additifs alimentaires sont classés dans 24 catégories selon leur utilisation, et sont codifiés de E suivi d’un nombre compris entre 100 et 1518. Ci-dessous les 4 grandes familles d’additifs :

  • E100 à E180 : colorants
  • E200 à E287 : conservateurs
  • E300 à E337 : antioxydants
  • E400 : agents de texture = arômes, émulsifiants, gélifiants, etc.
Avant d’être autorisés par l’EFSA, chaque additif doit pouvoir prouver le besoin technologique auquel il répond, son utilité pour le consommateur et son innocuité pour la santé. A partir de métadonnées sur la santé humaine et animale, une DES (dose sans effets) est fixée et permet de définir une DJA (dose journalière admissible) à ne pas dépasser (100 à 1000 fois inférieure à la DES). Cependant, c’est là où le bât blesse : en effet, on peut parfois se poser la question de l’utilité pour le consommateur dans le cas d’additifs ayant pour objectif principal de faire des économies sur la fabrication du produit (mettre de l’arôme de vanille synthétique plutôt que de la vraie vanille) ou d’en améliorer l’esthétisme (par exemple, l’utilisation de colorant dans le jambon afin qu’il soit bien rose). De plus, le calcul des DJA est flou : variation très forte des quantités pour un même additif entre différents produits (ce qui pose la question du rapport dose/efficacité), pas ou peu de prise en compte de groupes fragiles (femmes enceintes, enfants, personnes fragilisées) et de l’exposition à la combinaison de plusieurs additifs. Par ailleurs, les DJA peuvent parfois être dépassés dans le cas d’une consommation importante de certaines denrées (l’aspartame pour les produits allégés ou encore les sulfites présents dans le vin, la charcuterie et les biscuits apéritifs). Certaines DJA (datant parfois des années 1970) devraient être ré-évaluées afin de prendre en compte l’évolution des connaissances scientifiques et des modes de consommation.
Pour autant, tous les additifs alimentaires ne sont pas à mettre dans le même panier : certains sont très utiles et ne présentent aucuns effets néfastes sur la santé . Pour d’autres, la question se pose fortement (allergènes, cancérigènes, hyperactivité, etc.). Ci-contre un lien vers le tableau de l’UFC Que-Choisir récapitulant l’ensemble des additifs pouvant présenter un effet potentiellement toxique pour la santé : http://www.quechoisir.org/alimentation/securite-hygiene/etude-liste-des-additifs-alimentaires
Aussi, concernant les additifs, et notamment pendant la grossesse et chez l’enfant, une règle d’or : « Moins on en consomme, mieux on se portera ». Faire la cuisine soi-même autant que possible et consommer de manière parcimonieuse des produits industriels (type plats cuisinés et autres préparations toutes prêtes) permettra de se prémunir d’une exposition trop importante aux additifs. De même, les étiquettes donnent des informations quant à la composition du produit : plus la liste est longue, plus on risque d’y retrouver des additifs. Enfin, l’alimentation spécifiquement destinée au moins de 3 ans est exempt d’additifs.

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Puis-je utiliser des insecticides pour protéger mon bébé des piqûres de moustiques ?

Les insecticides entrent dans la catégorie des pesticides et il n’est pas recommandé d’y exposer votre bébé. L’installation d’une moustiquaire en voile de mariée au-dessus du berceau et d’une moustiquaire en maille serrée dans l’encadrement des fenêtres de la chambre est un moyen simple et efficace de préserver votre bébé des piqûres de moustiques. Au contraire, l’emploi de bombes aérosols (fortement concentrées en pesticides) est à proscrire, tout comme l’utilisation de prises électriques « anti-moustiques » qui diffusent les pesticides en continu dans la pièce. Les produits répulsifs cutanés ne doivent pas être utilisés chez les nouveau-nés et nourrissons de moins de 3 mois. Seuls ceux contenant de l’IR 3535 conviennent pour les enfants et femmes enceintes selon l’avis du conseil supérieur d’hygiène publique de France. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien ou votre médecin. Enfin, les bracelets anti-moustiques et appareils à ultrasons n’ont pas démontré une efficacité répulsive suffisante pour pouvoir être conseillés.

Nous attirons votre attention sur le fait que ces conseils sont à adapter en cas de séjour dans des zones fortement infestées, où le risque sanitaire lié aux piqûres d’insectes est important. Il convient alors de consulter votre pharmacien ou médecin qui vous indiquera les bonnes pratiques à adopter.

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Comment me protéger des piqûres de moustiques pendant ma grossesse?

Afin de préserver la santé de votre enfant, nous vous recommandons de suivre les conseils énoncés précédemment et de privilégier l’utilisation d’une moustiquaire. Il existe des moustiquaires amovibles à placer dans l’encadrement des fenêtres du logement. Les moustiques étant attirés par la chaleur, quand vous sortez à l’extérieur portez des vêtements clairs car ils retiennent moins la chaleur. A l’intérieur, gardez les pièces du logement au frais et assurez un brassage de l’air (à l’aide d’un ventilateur par exemple). La transpiration étant un puissant attractif pour les moustiques, pour limiter leurs piqûres, il est conseillé de vous laver suite à un effort physique ou sportif et en cas de fortes températures extérieures.

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Je souhaiterai acheter des couches « plus écologiques » pour mon bébé, mais je ne souhaite pas passer aux couches lavables, que me conseillez-vous ?

L’association santé environnement France (ASEF) a réalisée en 2014 une shopping liste et vous propose 4 marques de couches jetables plus respectueuses de l’environnement et de la santé de bébé > www.asef-asso.fr.

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Que penser de la cigarette électronique ?

La cigarette électronique ou e-cigarette désigne un produit électrique qui simule l’acte de fumer du tabac et en préserve la gestuelle. Elle produit une vapeur aromatisée dite « fumée artificielle » qui peut contenir ou non de la nicotine à diverses concentrations. L’association régionale ECLAT-GRAA à rédiger deux notes de synthèse en 2013 et 2015 : note 1 et note 2 .
Plus d’information sur le site de l’INPES ou d’ECLAT-GRAA.

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Pourriez-vous me dire quelles sont les huiles essentielles que les enfants de moins de 3 ans et les femmes enceintes peuvent utiliser ? Quel mode d'application: cutané dissout dans une huile neutre ou diffusé?

  • Concernant les huiles essentielles pouvant être utilisées durant la grossesse, vous trouverez dans une synthèse sur notre site, une liste d’huile essentielle pouvant être utilisée à partir du 4e mois de grossesse. Cependant, je me permets de porter votre attention sur la vigilance concernant le dosage ainsi que le mode d’administration (diffusion ou massage, diluée dans une huile, pas plus de 6 gouttes et jamais directement sur le ventre). Ces conditions d’usage sont aussi à respecter durant l’allaitement, les huiles essentiels pouvant se retrouver dans le lait (attention notamment si utilisation d’huile essentielle pour apaiser les crevasses liées à l’allaitement ou pour la montée de lait)
  • Pour bébé, il est préférable de ne pas utiliser d’huiles essentielles pour un enfant de moins de 3 mois, et de se rabattre sur les produits « finis » vendus en pharmacie et parapharmacie (weleda, produits labellisés et autres). Au-delà de 3 mois et jusqu’à 3 ans, on peut utiliser les huiles essentielles parmi la liste suivante : lavande vraie, lavandin, camomille noble, bois de rose ou bois de Hô, hélichryse, toujours en dilution à 1% (max. 30 gouttes pour 100ml de produits). Pour les enfants de moins de 3 ans, pas d’huile essentielle pure et pas d’administration à l’orale. Bien entendu, les huiles essentielles interdites durant la grossesse le sont aussi pour l’enfant de moins de 3 ans.
  • Pour un diffuseur, attention à ceux utilisant une bougie, pareil pour les diffuseurs vapeurs : en effet, il est déconseillé de faire brûler/chauffer une huile essentielle, cela va potentialiser les effets nocifs des composés organiques volatils présents (au même titre qu’une bougie ou de l’encens). De plus, les diffuseurs vapeurs apportent aussi une source supplémentaire d’humidité dans le logement. Nous vous conseillons plutôt une diffusion simple, avec quelques gouttes sur un galet ou un bâton, toujours avec modération et en aérant quotidiennement le logement. Nous n’avons pas de marque en particulier.
  • Enfin, éviter les mélanges d’huiles essentielles, qui peuvent être hasardeux. Si vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à vous reporter aux ressources suivantes:

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Ma fille de 3 ans est en petite section. Tous les jours , la maîtresse mets de la solution hydroalcoolique sur les mains de tous les élèves avant d'aller à la cantine. Étant sensible depuis mes grossesses à l'impact des produits chimiques, savez-vous où trouver des documents prouvant que cette pratique est déconseillée pour les petits ?

Avant même de se poser la question de l'impact sanitaire (et environnemental) du produit, il faut se questionner sur son utilisation / utilité :
Malgré leur propriété antiseptique, les solutions hydro-alcooliques n’ont pas de propriété nettoyante. Autrement dit, si les mains sont désinfectées, elles ne sont pas pour autant débarrassées de leur saleté lors de l’utilisation de solution hydro-alcoolique contrairement au savon classique.
En 2010, le Comité de coordination de toxicovigilance a publié les résultats d’une étude (Produits hydro-alcooliques destinés à l’usage cutané: étude rétrospective des cas d’intoxications recensés dans les CAPTV en 2009, septembre 2010.) qui a révélé que, parmi les 1 105 cas d’exposition survenus durant l’année 2009, 263 ont présenté des symptômes comme des irritations, un état de somnolence ou d'agitation et même d'ébriété chez des enfants. Dans 65 % des cas, le gel avait été ingéré, et dans 35 % des cas, il avait été en contact avec les yeux. Cette étude a également mis en évidence la dangerosité de ces produits pour les plus jeunes car plus de 50 % des personnes souffrant de ces symptômes étaient âgées de moins de quatre ans.

Attention donc aux mauvaises conditions d'utilisation de ces gels.

Concernant les impacts sanitaires, il faut connaitre la composition de la solution hydro-alcoolique (la liste des ingrédients est obligatoirement indiqué sur l'étiquette) La substance dont l'impact est le plus documentée est le triclosan ou trilitol (parfois indiqué TRC) mais les données scientifiques restent encore limitées :

  • Une étude menée par des toxicologues de l’Université de Californie – Davis aux USA a montré que le triclosan, peut avoir des effets délétères sur les fonctions musculaires, et notamment celles du cœur (Cherednichenko G, Zhang R, Bannister RA, Timofeyev V, Li N, Fritsch EB, Feng W, Barrientos GC, Schebb NH, Hammock BD, Beam KG, Chiamvimonvat N,Pessah IN., Triclosan impairs excitation-contraction coupling and Ca2+ dynamics in striated muscle. Proc Natl Acad Sci U S A. 2012 Aug 13.)
  • Une étude norvégienne a démontrer que l’exposition à cet antibactérien entrainerait une augmentation du risque d’allergie. Les chercheurs ont analysé 623 échantillons d'urine d’enfants. Ils ont alors constaté qu’environ 50% des enfants norvégiens présentent des niveaux détectables de triclosan contre 80% des enfants américains, correspondant à un niveau d’exposition comparable entre les enfants. Par ailleurs, l’analyse a montré que les niveaux de triclosan mesurés dans l'urine sont associés à des taux élevés d'immunoglobuline E (IgE) et au développement de la rhinite chronique (nez bouché/rhume des foins) chez des enfants âgés de 10 ans. (Bertelsen RJ, Longnecker MP, Løvik M, Calafat AM, Carlsen KH, London SJ, Lødrup Carlsen KC., Triclosan exposure and allergic sensitization in Norwegian children. Allergy. 2012 Nov 12. doi: 10.1111/all.12058.)
  • Le triclosan est également soupçonné d’être un perturbateur endocrinien et a également des impacts négatif sur l'environnement
Pour en savoir plus, consulter le dossier de l'ASEF

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J’entends de nombreuses information dans les média sur le bisphénol A, est-il interdit ? Où en est-on ? Quels sont les conseils et informations à relayer aux patientes ?

Le Bisphénol A (BPA) est un composé organique qui fait partie de la famille des composés organiques aromatiques. L’industrie du plastique s’est saisit de cette substance dans les années 1960. Le BPA est aujourd’hui principalement utilisé comme monomère du polycarbonate (CD, lunettes, bouteilles plastiques, biberons…), additif dans les résines epoxy (boites de conserve), et additif dans la fabrication de papiers thermosensibles (tickets de caisse).
Les effets délétères sur la santé du BPA ne semblent aujourd’hui plus à démontrer : effets sur la reproduction (INSERM – 2013), effets sur l’obésité et le diabète (ENS Lyon et Université de Lyon – 2014), altération de l’émail des dents (INSERM – 2013), intolérance alimentaire (INRA – 2014), etc. La synthèse des résultats de plusieurs centaines d’études a poussé l’ANSES et le gouvernement français à interdire l’utilisation du BPA dans les biberons et les produits alimentaires destinés aux moins de 3 ans. En savoir plus...

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Quelle tétine choisir pour préserver la santé de bébé ?

Depuis une quinzaine d’années, la tétine s’est répandue : aujourd’hui, en France, on estime à près à 70 % le nombre d’enfants qui utiliseraient une tétine régulièrement. Ce petit morceau de plastique qui apaise, calme les pleurs et réconforte l’enfant prend souvent la place du pouce ou du sein de la mère. Toutefois, les tétines en silicone peuvent contenir des substances chimiques suspectées d’être toxiques pour la santé de bébé. Effectivement, suite à l’interdiction de la présence du bisphénol A dans les articles destinés aux enfants de moins de 3 ans, les industriels ont été contraints de se tourner vers des substituts de celui-ci à savoir le bisphénol S et le bisphénol F. Pour l’heure, une équipe de chercheurs de l’INSERM a mis en évidence que les effets de ces substances sur le système reproductif humain sont identiques à ceux produits par le bisphénol A.
Afin d’éviter de confronter l’enfant à cette source de pollution chimique, il existe des tétines en caoutchouc (ou latex) plus naturelles que les tétines en silicone. Le caoutchouc étant issu d’une transformation du latex extrait de l’arbre Hévéa, il est plus naturel à la base. De plus, par rapport aux tétines en silicone, les tétines en caoutchouc ont l’avantage d’être:

  • dépourvues d’adjuvants toxiques,
  • moins coûteuse que celle en silicone,
  • plus souples,
  • plus hygiéniques grâce à l’absence de joint et de tout petits recoins où peuvent se loger les bactéries,
  • plus respectueuses de l’environnement.

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Puis-je faire brûler de l’encens dans mon logement ?

L’encens a beau être est un produit naturel (à base de santal), il constitue néanmoins une source de pollution de l’air intérieur. En effet l’encens, lorsqu’il brûle, relargue dans l’air ambiant des composés chimiques caractéristiques du phénomène de combustion. Pour utiliser de l'encens en limitant les risques pensez à :

  • Les femmes enceintes et les jeunes enfants sont des personnes vulnérables, en leur présence il est préférable d’éviter toute combustion d’encens,
  • Préférez l’encens à base de santal. Eviter les encens industriels,
  • Limiter la combustion à une seule pièce et penser à aérer après la combustion. En savoir plus...

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J'habite dans une zone concernée par la pollution aux perchlorates, puis-je utiliser l'eau du robinet pour préparer le thé ou le café ? Dois-je désormais utiliser de l'eau en bouteille ?

Il est conseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et habitant dans une commune où le taux de perchlorate constaté est supérieur à 15 μg/L d'utiliser l'eau en bouteille pour la préparation de boissons chaudes. En effet, la présence de perchlorates dans l'eau du robinet n'est pas modifiée par le fait de faire chauffer ou bouillir cette eau.

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J’ai bu de l’eau du robinet pendant ma grossesse ou/et j’ai utilisé de l’eau du robinet contenant du perchlorate pour la préparation des biberons : quels sont les risques pour la santé de mon bébé ? Dois-je consulter un médecin ?

L’Anses dans son avis du 20 juillet 2012 conclut qu’au vu des données disponibles à ce jour, un dépassement modéré de la valeur de 15 µg/L chez l’adulte, notamment chez la femme enceinte, et de 4 µg/L chez le nouveau-né ne semble pas associé à des effets cliniquement décelables. Il n’y a donc pas lieu de consulter spécifiquement un médecin en dehors du suivi médical habituel dans le cadre des examens obligatoires des nourrissons et des jeunes enfants.

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Peut-on conseiller les huiles essentielles pour une femme enceinte/allaitante/un nourrisson ?

Les huiles essentielles pénètrent dans le sang de différentes manières et agissent au niveau de tout l’organisme. Elles atteignent par conséquent le bébé en passant la barrière du placenta. Toutes les huiles essentielles qui contiennent des cétones sont interdites chez la femme enceinte. Et pour cause, ces substances sont potentiellement neurotoxiques et peuvent provoquer un avortement spontané. Par principe de précaution, on conseille donc de ne pas utiliser d’huile essentielle pendant le premier trimestre (sauf recommandation d’un professionnel). Ce conseil s’applique également aux femmes allaitant leur bébé car les huiles essentielles peuvent passer dans le lait maternel. Néanmoins, toutes les huiles essentielles ne contiennent pas de cétone. De ce fait, certaines peuvent être utilisées à un certain stade de la grossesse.
Effectivement à partir du 4ème mois, quelques-unes peuvent s’avérer fort utiles et efficaces pour soulager les nausées, lutter contre les insomnies, prévenir le baby-blues et même faciliter l’accouchement. La plupart des médicaments étant interdits aux futures mamans, certaines huiles essentielles peuvent donc être d’un grand secours.
Concernant le type d’usage des huiles essentielles autorisées pendant la grossesse, il faut veiller à les utiliser uniquement en diffusion (vaporisateur, brûle-parfum…) ou en massage (jamais en ingestion). En massage, il ne faut jamais dépasser 6 gouttes et ne jamais appliquer le produit sur le ventre. Une liste et des recettes cosmétiques existent sur le site internet Aromazone, pour la maman désireuse de rester belle et zen pendant la grossesse : www.aroma-zone.com ou document PDF.
Enfin, pour bébé, avant 3 mois, évitez les huiles essentielles, ou alors avec la prescription d’un médecin. A partir de 3 mois, de plus en plus d’huiles essentielles peuvent être utilisées, mais toujours avec précaution, parcimonies et en usage externe.

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Que penser de la stevia ?

Télécharger le dossier complet réalisé par l'APPA Nord - Pas de Calais.

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Quels poissons faut-il conseiller aux femmes enceintes pendant la grsosse ?

L'ANSES vient de publier des recommandations spécifiques à la consommation de poissons pendant la grossesse mais aussi chez les jeunes enfants. Accédez à la synthèse via ce lien.

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Peut-on laver les biberons pour bébés à l'eau de pluie ?

L'eau de pluie en récupération peut être utilisée pour l'alimentation de la chasse d'eau des toilettes mais ne doit en aucun cas être utilisée pour les activité de lavage de la vaisselle. En effet, même si celle-ci est filtrée, des micro-organismes peuvent subsistés et provoqués de graves maladies, encore plus chez le nourisson dont le système immunitaire est plus fragile que celui de ses parents.

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Existe-t-il une différence entre le papier sulfurisé et le papier cuisson : y en a –t-il un meilleur pour la santé ?

Le papier sulfurisé est un papier traité de manière à être imperméable et à résister aux hautes températures. Il est parfois aussi appelé papier tartines.
Le papier de cuisson est un ensemble de papiers dont fait partie le papier sulfurisé, ayant des propriétés similaires. Certains papiers de cuisson peuvent être des papiers recouverts d'une substance imperméable et résistant à la chaleur. Le papier sulfurisé est un papier d'une grande dureté de surface à l'aspect parcheminé, translucide et à très faible niveau de porosité, utilisé en emballage, pour le conditionnement de corps gras et en pâtisserie car il supporte la cuisson au four traditionnel. Il peut se vendre en rouleau pour usage domestique et c'est aussi un accessoire pour l'emballage notamment de pâtes à tarte prêtes à l'emploi dont il facilite le déroulage, la cuisson, et enfin le démoulage. Ce type de papier est obtenu par trempage dans l'acide sulfurique. L'action de l'acide est immédiate et provoque la casse des fibres longues, qui restent alors plaquées sur le papier et assure ainsi son imperméabilité. Le papier est ensuite immédiatement rincé à l'eau, puis séché.(source Wikipédia)
Il n'y a donc pas de différence donc entre papier cuisson et papier sulfurisé : tous les deux sont inoffensifs pour la santé, contrairement au papier aluminium qui passent dans l’alimentation et peut provoquer à long terme des dommages neurologiques irréparables.

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Que penser des feuilles de cuisson antiadhésive réutilisable ?

Ces feuilles de cuisson sont à différencier du papier sulfurisé ou du papier cuisson. Réutilisables, elles contiennent du Téflon®, ce revêtement que l’on va aussi retrouver dans les casseroles et les poêles anti-adhésives (et donc a priori du PFOA ou PFOS, fortement suspecté d’être cancérigène et perturbateur endocrinien).
Attention donc à ces ustensiles de cuisine qui, pour être utilisé, ne doivent être en aucun cas rayés ou abimés car sinon les substances toxiques contenus dans le Téflon® risquent de passer dans les préparations culinaires. De même, les feuilles de cuisson en silicone, elles aussi réutilisables, sont à utiliser avec précaution : veillez à ne pas dépasser la limite de température supporté par le silicone, indiqué par le fabricant.

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Que penser des biberons en inox ?

L’inox (18/10 ou 18/8, qualité alimentaire) est totalement inoffensif, et peut-être une excellente alternative au plastique ou aux ustensiles antiadhésifs. Attention toutefois à se renseigner sur le revêtement intérieur du biberon qui peut, lui, être en plastique. De même, les biberons en inox ne se chauffent pas au micro-onde, ni au chauffe-biberon (attention aux brûlures !) et peuvent avoir le désavantage qu’on ne voit pas à l’intérieur, et qu’on ne peut pas contrôler la température du liquide en le touchant (surtout s’il est isotherme). Une autre alternative intéressante aux biberons en plastique est le verre. Enfin, le BPA est interdit en France dans les produits à destination des enfants de moins de 3 ans.

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L’aluminium semble être partout, même dans les vaccins : doit-on continuer à vacciner nos enfants ?

Oui, car l’exposition éventuelle à l’aluminium par la vaccination est minime, comparée à celle dans les pâtisseries industrielles (levures chimiques), les cosmétiques (anti-transpirants) ou via les feuilles d’aluminium pour faire les papillotes ou conserver ses aliments au frigo. Encore une fois, il s’agit bien de hiérarchiser les expositions et les risques. La vaccination présente plus d’avantage, en termes de protection contre des maladies infectieuses graves, que de risques, de développer une myofasciite à macrophage par exemple. Rappelons que les cas de rougeole n’ont cessés d’augmenter depuis 2010 en NPDC : la réalité de ces maladies infectieuses est bien présente.

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Petits pots tout faits vs petits pots maisons : que choisir ?

Sachez que la nourriture préparée à destination des bébés est très contrôlées : pas ou peu d’ajout de conservateur ou d’additifs, contrôle de teneur en sel, etc. Aussi, les jeunes parents n’ont aucune raison de culpabiliser s’ils n’ont pas le temps ou les compétences pour faire les petits pots eux-mêmes. Les seuls désavantages et risques liés aux petits pots tous prêts sont :

  • Le coût : l’argument économique des petits-pots maison peut se révéler intéressant
  • Que bébé s’habitude au goût (un peu fade) des petits pots industriels et ne veuillent plus revenir aux petits pots maisons (beaucoup plus fort en goût)
  • Les éventuels traces de pesticides contenus dans les petits pots : bien que l’alimentation pour bébé soit particulièrement surveillée et que des limites quant à l’usage de pesticides ont été mis en place (les quantités utilisés sont de 10 à 1000 fois moins élevés que pour l’alimentation classique), la présence de pesticides existe bien. L’alternative possible peut-être les petits pots bio, mais le coût est assez élevé, ou, de nouveau, les petits-pots maisons en prenant garde aux pesticides : fruits et légumes bio pour toute la famille, et/ou bien épluchés et lavés.

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Envoyer toutes vos questions à Camille Geay, Marie-Amélie Cuny ou Mélie Rousseau !

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